ADRENALINE SUR LA CANOPY WALK GHANEENNE


Un des vertigineux ponts de la Canopy Walk du Kakum National Park. Ghana

   Cap sur la Canopy Walk du Kakum National Park


    Après ma concluante expérience, en août 2013, de la Canopy Walk rwandaise, laquelle a d'ailleurs été l'objet, entre autre, du tout premier billet du blog , j'ai récidivé 4 mois plus tard.


  Mais cette fois ci au Ghana.


Faut t'il alors en déduire que j'ai à présent le goût du risque ou bien même que je ne crains plus le vide ? 


Certainement pas, n'allons pas trop vite en besogne :)


Je n'avais pas prévu, lors de mon séjour ghanéen de noël 2013, de passer par la région, au demeurant très intéressante, de Cape Coast située à environ 3 heures de route d'Accra.



En effet, j'y avais déjà visité, quelques années plus tôt, les châteaux négriers de Cape Coast et celui de Saint Georges dans la, toute proche, ville d'Elmina.


J'aurais sans doute l'occasion, dans un prochain article, de vous en parler plus amplement car ces deux forts sont, à mon sens, des MUST DO pour quiconque visite la "Central Region" ghanéenne. Je ferme la parenthèse.



   Mais ça c'était avant  que je n'entende parler du Kakum National Park et que je ne découvre, en photos, ses fameux ponts suspendus !


C'était décidé, je me devais de faire une halte, sur ma route pour rejoindre la ville de Kumasi, dans ce parc.


Une agréable découverte !



   Situé à environ 30 kilomètres de la ville de Cape Coast, le Kakum National Park est connu pour son "safari" dans la forêt tropicale, avec la possibilité, si l'on est chanceux, d'y apercevoir éléphants, antilopes et plusieurs espèces d'oiseaux, ainsi que pour sa Canopy Walk.


Cette dernière, devenue l'attraction majeure du parc, est constituée de 7 ponts suspendus, situés à 30 mètres au dessus du sol, sur lesquels il est possible de se promener pour admirer, notamment, la flore de la forêt.




   Malgré des visiteurs, locaux et étrangers, présents en grand nombre sur le site au moment de ma venue, j'ai trouvé l'organisation du Kakum National Park plutôt efficace.


Jugez en par vous même !



En 20 minutes, j'ai pu m'acquitter de mes droits d'entrée,  récupérer mon badge d'identification pour la Canopy Walk et me rendre au point de départ du parcours pour attendre le guide qui devait nous y mener.



Beaucoup de visiteurs, désireux comme moi de vivre une expérience forte,  patientaient  déjà à ce meeting point.




   Après une marche, plutôt énergique à travers la forêt et sous un soleil ardent, nous sommes enfin parvenus, au bout d'un quart d'heure environ, à la fameuse Canopy Walk.


Vaincre ou non le vertige, that is the question !




    Notre guide nous a alors indiqués que deux choix s'offraient à nous : réaliser, pour les plus téméraires, le parcours classique en empruntant les 7 ponts ou alors, pour ceux sujets au vertige, opter pour l'itinéraire raccourci composé uniquement de 3 ponts.



L'heure de vérité avait enfin sonné mais j'étais désormais prise d'un gros doute.


 Pour couronner le tout, une sensation de vertige croissait en moi au fil des secondes tandis que mes pulsations cardiaques s'emballaient.


    Que faire ? 


Réaliser l'exploit de marcher sur les 7 ponts? Faire le choix du raisonnable en optant pour le parcours raccourci ? Ou carrément rebrousser chemin ?

C'était un réel dilemme cornélien !!!



Finalement le fait de voir des personnes âgées ainsi que de nombreux enfants s'engager, sans peur apparente, sur le parcours classique m'a insufflée le courage nécessaire pour me lancer moi aussi !


Marcher sur les 7 ponts, YES I CAN



    Enfin, avec tout de même beaucoup de précautions !



 La première chose que j'ai faite a été d'indiquer aux personnes qui me suivaient qu'elles pouvaient me doubler si je n'allais pas assez vite à leur goût!  


Le jeune homme qui se trouvait juste derrière moi a alors esquissé un petit sourire puis m'a répondue, croyant sans doute me rassurer,  "Don't worry, you'll be fine"

Euh, cela partait certes d'un bon sentiment mais qu'est ce qu'il en savait réellement ?

J'étais alors la seule à savoir que les grosses gouttes de sueur qui commençaient à perler sur mon front n'étaient pas uniquement liées à la chaleur.

 Elles témoignaient aussi d'une peur du vide qui ne disait pas ENCORE ouvertement son nom.


    Car oui, j'avais déjà le vertige!



La Canopy Walk ghanéenne, très certainement du fait de ses ponts en liane, m'a semblée,  à ce moment précis, beaucoup plus effrayante que sa consœur rwandaise. 


Dès mes premiers pas sur le pont NUMBER 1, j'ai, en effet, senti que ce dernier était "vivant" : il bougeait au gré des pas des visiteurs qui me précédaient et de ceux qui me suivaient.

Ce n'étaient que de légers ballottements mais pour moi, qui étais déjà un peu paniquée à l'idée de traverser ces 7 ponts, mon ressenti était désormais multiplié par mille ! 


Je ne me sentais pas rassurée, mais alors pas du tout !


       Pourtant il s'agit là d'une fausse impression qu'il faut très vite chasser de son esprit car, comme cela nous avait précisés avant le début de l'aventure, la structure des ponts fait l'objet d'un contrôle de sécurité régulier. 

Il en va de la sécurité des visiteurs et également de la crédibilité du parc !

N'ayez  donc pas peur :)



   J'ai mis plus de dix minutes à  traverser le premier pont. Et dire qu'il m'en restait encore 6 à franchir! Ce n'était pas gagné cette histoire !


Je me maudissais presque d'avoir voulu jouer la kamikaze dans ce parc.



 J'aurais mieux fait de rebrousser chemin.



   Heureusement je n'ai pas eu à le regretter trop longtemps car je fus récompensée de mes efforts en parvenant au bout du premier tronçon !



Une plateforme inattendue



   En effet, une petite plateforme, faisant la jonction avec le pont suivant, avait été aménagée.



Grâce à ce lieu, j'ai pu me ménager une pause, après la poussée d'adrénaline que j'avais eu quelques minutes plus tôt,  et  profiter également du splendide panorama sur la forêt qui s'offrait alors à ma vue.


Quel plaisir que celui de contempler d'aussi haut la canopée, de respirer au plus près le doux parfum qui s'exhalait de certaines plantes et d'assister à l'envol de plusieurs familles d'oiseaux !!


   Cette expérience visuelle a néanmoins été de courte durée car à trop vouloir me pencher pour admirer le paysage, j'ai senti revenir, comme par enchantement, le  vertige auquel j'avais été sujette quelques minutes auparavant.



  Un bol d'air frais (aspiré) plus tard, j'ai pu reprendre ma traversée sans trop d'encombres.



Une fin de parcours placée sous de meilleurs auspices




   Au fil de la marche, j' ai, peu à peu, réussi à apprivoiser ma sensation de vertige.


Tandis que je reprenais confiance en moi, je voyais, à contrario et dans le même temps, des jeunes gens ainsi que des enfants qui gambadaient sur les ponts comme s'il s'agissait d'une simple promenade de santé!



   L'insouciance de la jeunesse n'est ce pas ?



Let's say CHEESE !




    A la fin du 3 ème pont, un photographe, travaillant pour le parc, m' attendait au niveau de la plateforme.


Il m'a demandée, alors que j'étais encore sur le pont en lianes, de m'arrêter afin qu'il puisse prendre quelques clichés de moi. 



Pour me convaincre, il a ajouté que ces prises de vues constitueraient un excellent souvenir. Il avait raison :) 



    Si j'ai finalement cédé, je n'ai, en revanche, pu lui servir qu'un sourire crispé !



  Il faut croire que toute la beauté de l'environnement n'avait pas suffi à me faire oublier que j'étais tout de même à 30 mètres du sol!



Une expérience à laquelle j'ai SURVÉCU




   Mais le plus dur était déjà fait. 


Un peu plus d'une heure après avoir débuté l'excursion, soit finalement beaucoup plus vite que je ne le pensais au début de la traversée,  j'ai ENFIN terminé le parcours.




   Aucun mot ne saurait exprimer, avec autant d'intensité, toute la joie que j'ai alors ressenti à l'idée de savoir que je l'avais fait Yes I had done it !


Euh, cette affirmation n'est, en réalité, pas tout à fait exacte !


 En effet, le panneau placardé à la fin du parcours indiquant " You survived to the Canopy Walk" ne pouvait pas mieux résumer mon état d'esprit d'alors !

 Désormais, je n'avais plus qu'une hâte : récupérer les photos prises par le photographe, lorsque j'étais à mi parcours, en espérant qu'elles soient réussies! 

Et oui, on ne se refait pas :)


Je n'ai, heureusement, pas été déçue et je suis repartie avec 4 des 6 clichés développés. 


Bonne opération donc :)

Je les regarde aujourd'hui avec une réelle fierté: celle d'avoir réussi à vaincre ma peur du vide.



   Alors  et vous ? Êtes vous prêts pour une dose d'adrénaline ... (RIEN QU') en images?


Akwaaba au Kakum National Parc. Ghana. Entrée du parc
En avant pour la Canopy Walk. Début du parcours avec le guide

le moment fatidique se rapproche. le premier pont est à seulement quelques mètres

un 1er pont assez flippant non ?


un pont de plus à mon actif :)

une des plateformes, entre deux ponts , du parcours





vue sur la forêt depuis les ponts


Almost the end ! 6 ème pont

Fin du 7 ème pont
The End and I survived! Vous pourrez aussi :)



    Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article. 

Si si n'ayez pas peur :)

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Alors à vos plumes !
LE PIGEON VOYAGEUR

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