PAROLES D'AMOUREUX DU VOYAGE : FABRICE DABOUINEAU, DIRECTEUR AFRIQUE DE VOYAGEURS DU MONDE

    
Fabrice Dabouineau. Satyagraha House. Johannesburg

Parce que les possibilités d'envisager les voyages sont infinies,

Parce qu'être un(e) "traveladdict" est une dépendance,  non  répréhensible pénalement, qui, au contraire, nous enrichit,

Parce que de la découverte d'une même destination, chaque voyageur ressent  et garde en mémoire des émotions ainsi que des souvenirs qui lui sont propres, lesquels sont marqués par son expérience et son histoire personnelles,

Parce que plusieurs avis valent toujours mieux qu'un seul,

Parce que tout simplement l'essence du JPV demeure, depuis l'origine, le partage,


Donner la parole, sur le blog, à des amoureux du voyage, m'est dès lors apparu comme une évidence.
  Il y a quelques semaines,  je confiais, au cours d'une interview, à la rédactrice du blog Elle Dit 8 le plaisir renouvelé qui était chaque fois le mien de parcourir des ouvrages, des magazines ainsi que des brochures  de voyage.

Il ne m'en faut pas plus pour m'évader, en pensée, vers des contrées lointaines, ou non, et commencer à imaginer à quoi pourraient ressembler mes futures escapades.

A ce titre,  l'incontournable groupe français  Voyageurs du Monde (comprenant plusieurs entités telles que Voyageurs du monde, Comptoir des Voyages ou encore Nomade Aventure),  spécialisé dans le voyage sur mesure ainsi que d'aventure et  proposant de très belles destinations à travers le monde, tire, à mon sens, son épingle du jeu.

En effet, les différentes brochures qu'il met gracieusement à disposition, dans ses locaux, sont de véritables pousse-aux-voyages tant les itinéraires proposés sont toujours bien pensés, avec une dose d'originalité que j'apprécie, et les photos les illustrant de parfaites merveilles visuelles.

  Je n'hésite donc pas à renouveler mon stock lorsque mes pas me mènent jusqu'à l'agence parisienne  de Voyageurs du Monde située rue Sainte Anne.

 Soit dit en passant, arpenter cette artère centrale du quartier, où se succèdent notamment de nombreux restaurants japonais, équivaut à prendre un billet d'avion pour le pays du Soleil Levant.

Une immersion asiatique au cœur de la capitale française que vous ne devriez pas rater :)


  Toujours est il que si je vous parle aujourd'hui de cette agence c'est tout simplement parce que notre deuxième invité de "Paroles d'Amoureux du Voyage" n'est autre que le directeur, mordu de voyages et passionné par l'Afrique, de Voyageurs en Afrique. 

 L'un des départements de Voyageurs du Monde.

 Fabrice Dabouineau (puisque c'est de lui dont il s'agit) dirige, en outre, le projet Satyagraha House, la maison où Gandhi vécut à Jo'Burg (la capitale sud africaine) entre 1908 et 1911 et pensa sa lutte pour la non violence, au terme duquel Voyageurs du Monde a pu racheter cette demeure et l'aménager  en une guest house-musée où plane l'ombre du Mahatma mais également la très achalandée Librairie de la maison Voyageurs du Monde .

Et parce que la nation Arc en Ciel occupe une place importante dans son cœur, il tient également le blog monafriquedusud où il  partage, notamment, ses impressions,  ses bons plans ainsi que ses conseils pour une meilleure découverte du pays de Madiba.

   Je ne pouvais donc rêver meilleur interlocuteur pour nous parler Voyages !
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Que vous évoque la notion de voyage ?


Le voyage a d’abord été pour moi une notion abstraite. 

Cela a commencé quand mes grands parents puis mon père, vivants en Afrique revenaient l’été.

 Très jeune, le voyage c’était l’ailleurs, l’Afrique par les photos, les vêtements, les odeurs, le voyage c’était l’inconnu familier… connaître sans y avoir été mais rêver et savoir que c’est une part de moi qui y vit. 

Le voyage, c’est donc l’imaginaire mais c’est aussi et évidemment l’Afrique

C’est une quête

C’est aujourd’hui mon métier et cela depuis bientôt 20 ans.

   Que recherchez-vous lorsque vous parcourez un blog de voyage ?

   Une expérience de voyage, un regard sur le monde, pas forcément un esprit critique car on est rarement pertinent quand on critique un autre pays ou un autre monde que le sien. 

J’aime le regard bienveillant sur le monde qu’offre le JPV.

 Un regard dense, loin d‘être superficiel et parfois peut être un peu bavard. Mais le Web a horreur des bavards et préfère la synthèse, les 130 caractères et les phrases chocs. 

J’aime le fait que ce blog passe outre pour donner une vision bienveillante sur le monde.


       Comment définiriez-vous le Journal d'un Pigeon Voyageur  en deux ou trois adjectifs ?


Bienveillant, complet, pertinent.


     Le JPV vous a t il donné envie de découvrir une destination déjà évoquée sur le blog ? Si oui, laquelle et pourquoi ?

Il m’a donné envie de retourner au Rwanda

Un magnifique article, très complet suite à un voyage très complet sur ce pays mal connu, mal jugé et malheureusement bien trop cher pour que le commun des mortels espère un jour le découvrir correctement.


Pourquoi avoir choisi cette photo pour illustrer l'interview ?


   Cette photo n’est pas très spectaculaire mais elle illustre le lieu qui m’a fait renaître, la Satyagraha House, maison de Gandhi, à Johannesburg, que j’ai eu la chance de rénover et dont je dirige encore la destinée.

 Un concept unique de guest house et de musée, mais surtout un projet qui va bien au-delà de ce simple projet économique.

 Ce projet a changé ma vie dans tous les sens du terme.

Racontez-moi votre plus beau souvenir de voyage

1998 : C’est le début de ma rencontre avec l'Éthiopie ; je quitte Addis Abeba dans la brume au son des chiens chassant les hyènes.
 Ma vraie découverte commence ce jour là, jour de l’épiphanie copte éthiopienne, Timkat. 
Église Saint Georges : nous rentrons, troublant à peine 3 moines en prière. Un tam-tam scande toutes les dix secondes suivi d’un battement de cistres (reprenant le bruit des flagellations du Christ). Face au vide, à la solitude et au silence, nous nous laissons embarquer par ces battements réguliers sans mélodie.

Deux heures plus tard, les battements s’accélèrent, réveillent notre torpeur ; on sent l’électricité de l’air monter. Les tams-tams s’affolent de plus en plus puis se calment. 
Dehors, une clameur lente mais puissante monte. 
   Soudain, prêtre et enfants de chœur sortent du saint des saints décorés d’habits aussi kitch que brillants, très colorés, abrités par des parasols multicolores, ils passent devant nous, nous invitent. La musique fuse dans une cacophonie délicieuse, des hurlements de joie, la fête commence. 
Dehors, nous rejoignons des milliers de personnes et partons tous ensemble pour une longue marche, de celle où le sol disparaît. 
Je danse avec les bergers qui me prêtent leurs bâtons levés vers le ciel. Tous sont fiers d’accueillir un étranger parmi eux, dans cette ville oubliée des touristes, loin de la flamboyance de Lalibela.
    Je crie, je chante, je ris, je parle sans comprendre et sans que l’on me comprenne. Mais à cet instant là et jusqu’au soir, mes sens sont en éveil.
 Assis dans le champ parmi la foule au soleil couchant, je suis un éthiopien, je suis un berger ou un paysan, je suis copte, élevé par une longue tradition chrétienne dont on ignore les origines précises.
 J’ai disparu au profit des autres. Sans crainte, avec une amitié universelle envers tous, je suis devenu invisible, luxe suprême du voyageur.
    Depuis, ces moments magiques sont en moi; y repenser me transporte ; sans aucun doute j’ai laissé là-bas une partie de moi même.
   Quelle est votre travel list idéale et pourquoi ce choix de destinations ?


Les destinations que j’ai peur de trop aimer : le Brésil et le Japon

Le Brésil car cela semble être un pays qui combine un art de vivre détendu et une grande qualité de vie (pour peu que l’on en ait les moyens). 

Le Japon car je suis fasciné comme beaucoup par l’esthétique, l’élégance de la culture japonaise, même dans ce qu’elle a de ridicule. Le silence, la retenue et le sens du service me fascinent également.

Le Sud Soudan : un nouveau pays, qui souffre depuis son indépendance toute récente de guerre civile et de troubles graves. Et pourtant, il paraît qu’il existe des paradis sauvages inexplorés. Un jour, j’espère, je monterai une expédition pour découvrir cette région.

Sydney : plus encore que l’Australie, car j’ai fait escale dans cette ville sans y dormir, juste dans l’aéroport alors que j’étais bien jeune.

 J’ai fait cette escale deux fois, en route pour la Nouvelle Calédonie… cela est resté comme une frustration.

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Merci Monsieur Dabouineau d'avoir accepté, malgré vos impératifs professionnels et votre planning chargé, de vous livrer avec autant de détails, d'émotions et de sincérité aux lecteurs du JPV !

Chers lecteurs, ne manquez pas d'aller découvrir l'univers de Voyageurs du Monde, qui je suis certaine vous séduira, sur les différents réseaux sociaux (Facebook et Instagram notamment) où cette agence est présente.

Et pour ceux qui n'ont pas encore lu le tout premier article du JPV, consacré au Rwanda, dont parle Monsieur  Fabrice Dabouineau dans cette interview, vous savez ce qu'il vous reste à faire :)

A très vite pour découvrir un (e) autre amoureux du voyage!  


 Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos  impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article. 

Si si n'ayez pas peur :)

     Pour laisser vos commentaires c'est donc, un peu plus bas, juste après le logo du Journal d'un Pigeon Voyageur et le libellé de l'article.

Alors à vos plumes !
NB: Il vous faudra prouver que vous n'êtes pas un "ordinateur" pour voir votre commentaire 



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