SUR LES TRACES DE SISSI, LA PLUS CELEBRE IMPERATRICE AUTRICHIENNE, A VIENNE


aigle impérial, symbole des Habsbourg, terrasse de la Gloriette, Chateau de Schonbrunn, Vienne

       Qui ne se souvient pas de la sublime actrice Romy Schneider interprétant, avec brio, le rôle de la séduisante, duchesse de Bavière, Elizabeth de Wittelsbach ( devenue impératrice d'Autriche après son mariage, en 1854, avec l'empereur François Joseph I er) surnommée Sissi, dans le film éponyme, de 1955, réalisé par Ernst Marischka ?

En ce qui me concerne, mon enfance a été bercée par cette histoire que je ne me lassais pas de re-visionner.

L'univers qui y était dépeint, avec ses intrigues, ses histoires d'amour aux multiples rebondissements et la vie de palais qui s'y déroulait, m'intriguait voire me fascinait.

   Alors lorsque durant l'été 2003 j'ai décidé, presque sur un coup de tête, de m'échapper de la canicule parisienne pour aller respirer un peu d'air frais dans la ville tyrolienne autrichienne d'Innsbruck, je savais au fond de moi que mes pas finiraient par me porter sur les traces de Sissi à Vienne .

Ce qui fut, sans surprise, le cas.

Et même si cette escapade dans la capitale autrichienne fut courte, moins de 24 heures, il me paraissait inconcevable de ne pas consacrer quelques heures de ce bref passage à l'exploration d'une résidence où vécut Sissi.

   Ainsi par une chaude et ensoleillée après midi du mois d'aout 2003 j'ai franchi les portes du château de Schonbrunn et découvert avec beaucoup d'admiration cette résidence d'été de la famille impériale des Habsbourg (laquelle présida aux destinées de l'Autriche puis de la Hongrie, durant un peu plus de six cents ans, dès le 13  ème siècle) qui doit son nom à la source qui y fut découverte.

Site touristique le plus visité de Vienne, le château est d'ailleurs classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 1996.

    Surnommé le " Versailles autrichien", ce pavillon de chasse qui fut en premier lieu bâti, au 17 ème siècle, par l'architecte baroque Johann Fisher Von Erlach auquel fut confié ce projet, avant de prendre sa forme actuelle, au milieu du 18 eme siècle, sous les instructions de l'architecte Nicolas Parcassi, rappelle en effet, et par bien des aspects, le château de Louis XIV dont il s'est inspiré pour sa construction.

 
Bâtiment imposant aux murs jaunes, multitude de cours, nombreuses fontaines, immenses jardins et superbes salons et galeries.

Si tous les souverains Habsbourg ont apporté leur touche en modifiant, au fil du temps et au gré de leurs envies, le Château, l'empreinte la plus significative est celle laissée par l'empereur François Joseph I er d'Autriche (l'époux de Sissi) qui y vit le jour, y vécut et y mourut.

   Impossible cependant, tout comme à Versailles, d'explorer Schonbrunn en quelques heures.

J'en suis donc repartie en me faisant la promesse d'y revenir au plus tôt.

Pourtant, il aura fallu que je patiente douze ans avant que ce souhait ne finisse, il y a trois semaines, par se réaliser.

   L'univers de l'impératrice Sissi allait à nouveau s'offrir à moi.  

A Schonbrunn bien évidemment mais aussi dans un autre palais historique de Vienne sur lequel je reviendrai.

So here we go !

A LA DÉCOUVERTE DE SCHONBRUNN, LE VERSAILLES AUTRICHIEN

la Grande Galerie


Sachant que le château est pris d'assaut aux beaux jours et que mon week-end serait chargé en terme de visites culturelles, j'ai choisi de gagner du temps en achetant mon ticket en ligne, avant mon départ de Paris, afin d'éviter une queue interminable sur place.

A ce stade vous devrez faire face à deux difficultés .

   En premier lieu choisir votre tour : impérial, grand, billet combiné ou classic, en fonction de ce que vous souhaitez visiter et surtout déterminer, ensuite, le créneau horaire, une fenêtre de trente minutes exactement, durant lequel vous devrez impérativement pénétrer dans le château sous peine de voir votre billet invalidé.

 A deux minutes près j'ai failli ne pas passer ! Ça ne rigole pas à Schonbrunn :)

LA COUR D’ENTRÉE

la façade du château

    La première image que vous aurez de Schonbrunn est sa cour d'honneur où se dresse l'imposante façade jaune, aux fenêtres vertes, du Château, où quelques fontaines offrent de jolis jets d'eaux et où stationnent des calèches dont les conducteurs se feront un plaisir, si attendre le petit train qui sillonne les lieux ne vous tente pas, de vous promener, contre rémunération, sur l'immense site.

entrée




Pour ma part je ne m'y suis pas attardée, trop pressée de découvrir l'itinéraire du Classic Pass que j'allais suivre.

LES SALLES DU CHÂTEAU

salon bleu
 
   Celui- ci débute à l’intérieur du château avec la découverte d'une quarantaine de salles ouvertes au public sur le millier que compte l'édifice.

 Au programme visite des appartements impériaux : ceux de l'empereur François Joseph et de son épouse Elizabeth, puis ceux de Marie Thérèse et de nombreux salons et salles d'apparat.

J'ai alors découvert un univers faits de tapisseries, d'énormes lustres, de meubles travaillés mais aussi et contre toute attente une salle de billard.

Et j'ai eu trois coups de cœur.

Tout d'abord la fastueuse Grande Galerie, une salle, située au centre du château, de 40 mètres de long et dix mètres de large servant pour les bals et réceptions et dont les plafonds sont couverts de fresques.  Elle m'a, quelque peu, rappelée la Galerie des Glaces versaillaise.

 Puis, le salon, noir, Vieux laque chinois ainsi que le salon du Million où j'ai été étonnée de découvrir des miniatures persanes dessinées sur ses lambris en bois

 Une promenade intérieure grâce à laquelle j'ai pu prendre toute la mesure de la beauté des salles de Schonbrunn.





salon bleu 

salon Vieux Laque


LES BUCOLIQUES JARDINS DU PRINCE HÉRITIER RODOLPHE

tunnel ombragé
   Après la visite du château, j'ai poursuivi l'exploration de Schonbrunn en pénétrant dans les jardins du Prince héritier Rodolphe, en hommage au fils unique de Sissi et de l'empereur François Joseph I er, anciens jardins privés de la famille impériale.

 Un véritable oasis bucolique de verdure, de fleurs et de tranquillité.

A l'entrée de ces derniers, j'ai été surprise de découvrir des arbres fruitiers, essentiellement des agrumes, qui dégageaient un parfum plus qu'agréable.

  Puis je me suis engagée dans la charmille ombragée, qui m'a faite penser aux photos du Tunnel ukrainien de l'amour dont j'ai pu voir quelques photos. 

Un moment hors du temps durant lequel j'ai également pu m'abriter des ardents rayons de soleil :)
















A LA DÉCOUVERTE DU SUPERBE PARC

la fontaine de Neptune

Puis je me suis dirigée vers la Gloriette.

Chemin faisant j'ai traversé plusieurs jardins ainsi qu'une autre allée couverte, où fleurissaient une multitude de roses, avant de me retrouver dans le parc.

   En face de moi s'étendaient plusieurs jardins à la française, dessinés par Jean Tréhet, un élève de Le Notre (le jardinier de Versailles dont je vous parlais déjà ici.)

A côté de ce parterre coloré de fleurs  se dressent de belles statues antiques tandis que l'arrière plan de cette perspective révèle la superbe fontaine de Neptune, l'entrée du zoo( le plus vieux du monde et lequel abrite des pandas géants) ainsi que dans les hauteurs, le bâtiment de la Gloriette.

les fleurs des jardins
 








parterre de fleurs

statues dans le parc




perspective : parterre de fleurs, fontaine de neptune et Gloriette
fontaine de Neptune


SUPERBE GLORIETTE



   J'ai du me motiver pour grimper les pentes menant à la Gloriette sous la chaleur torride qui régnait alors sur le ciel viennois.

Mais bien heureusement le jeu en vaut largement la chandelle.

   Car depuis la terrasse panoramique installée sur le toit de cet arc de triomphe à colonnades, surmonté de l'aigle impérial, vous jouirez d'un panorama exceptionnel sur le château et sur Vienne.

Un moment à ne pas rater !















l'aigle impérial



L’ÉTONNANT LABYRINTHE

   Ce n'est pas un mythe : vous pouvez véritablement vous perdre dans ce dédale structuré de verdure situé à quelques pas de la fontaine de Neptune.

Heureusement, j'ai réussi à trouver mon chemin jusqu'à la petite plateforme depuis laquelle la vue sur le labyrinthe est  tout simplement fascinante.







la plateforme d'observation

Si après toutes ces visites il vous reste encore des forces, ne manquez pas d'aller découvrir, notamment, les serres exotiques, le Jardin de l'Orangerie, le théâtre des marionnettes, la fontaine de l'Obélisque, le zoo ou le musée des carrosses du Château de Schonbrunn :)

fontaine de l’obélisque

Comme vous pouvez le constater les lieux d'intérêts n'y manque pas.

L'IMPRESSIONNANT COMPLEXE DE LA HOFBURG 

vue sur l'entrée de la Hofburg en venant de la cathédrale de Vienne
   Outre les couloirs de Schonbrunn, l'impératrice Sissi hante également, au cœur de la  Vienne historique, ceux de l'immense palais impérial de la Hofburg.

Cette ancienne demeure d'hiver des Habsbourg qui aujourd'hui  abrite la résidence officielle du président de la république autrichien.

La circulaire Michaelerplatz, où ont été érigés de très beaux édifices et statues, qui  précède le complexe de la Hofburg lorsque l'on vient de la cathédrale, est déjà une véritable attraction en soi.

Et que dire des millénaires ruines romaines visibles à quelques pas de la porte d'entrée principale de la Hofburg ? 

la michaelerplatz et l'entrée principale de la Hofburg




ruines romaines devant l'entrée de la hofburg

   Une fois le portail Saint Michel franchi, j'ai été si surprise par la beauté de son dôme que je suis restée plusieurs minutes à le contempler avant de me diriger vers les appartements royaux, où se trouve le musée Sissi, pour lesquels j'avais également acheté, en avance et en ligne, mon billet.

le dôme
 



Avant de pénétrer dans le musée de l'impératrice, j'ai dû traverser plusieurs salles où  l'argenterie utilisée par les souverains Habsbourg est exposée.

Verres, porcelaines, linge de tables, ustensiles de cuisine, tous plus beaux les uns que les autres ! 

en voici quelques pièces 
 







    Quant au musée Sissi, la raison de ma visite, il s'agit d'un lieu qui rassemble des objets, accessoires, bijoux et vêtements ayant appartenu à l'impératrice et qui nous éclaire par ailleurs sur la vie de cette femme.

 Férue de voyages (Madère, Suisse, sud de la France et Corfou) qui lui permettaient de s'évader de l'atmosphère pesante de la Cour viennoise, cavalière émérite, souveraine extrêmement préoccupée par sa ligne au point de ne pas vouloir grossir (pour beaucoup elle souffrait d'anorexie), mais aussi une femme qui ne se remit jamais des nombreux deuils auxquels elle fit face (notamment la perte de deux de ses enfants dont son fils unique) avant d'être elle même finalement assassinée, en 1898 à Genève, par un anarchiste italien.

Un musée plutôt intime qui ravira tous les amoureux de Sissi :) 

escalier menant aux appartements et au musée où je n'ai malheureusement pas pu prendre de photos








   Mais sachez qu'outre ces appartements, abritant le musée de la plus célèbre impératrice autrichienne, la Hofburg offre aux visiteurs de nombreux autres sites d'intérêt à l'instar de la réputée école d’équitation espagnole, la chambre du Trésor, la bibliothèque nationale, plusieurs musées, notamment celui d'Albertina rassemblant des estampes, l’église des Augustins, la chapelle du palais ainsi que les jardins.

Vous aurez donc l'embarras du choix pour poursuivre votre visite au sein dudit complexe :)

aux abords de la bibliothèque de la Hofburg








 Et si le cœur vous en dit, vous pouvez également partager avec moi vos impressions, émotions et pourquoi pas interrogations après lecture de cet article. 

Si si n'ayez pas peur :)

     Pour laisser vos commentaires c'est donc, un peu plus bas, juste après le logo du Journal d'un Pigeon Voyageur et le libellé de l'article.


Alors à vos plumes !

NB: Il vous faudra prouver que vous n'êtes pas un "ordinateur" pour voir votre commentaire 




Libellés : , , , , , , ,